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BRUNEL : UNE FAMILLE DE BATISSEUR

4 générations pour une pérennité totale


Fort de plus de 100ans d’expérience, la petite entreprise, créée en 1908, par Marius BRUNEL continue à être un référent dans le domaine de la construction de génération en génération.
En voici l'histoire:

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La 3ème génération représentée par Luc BRUNEL et la 4ème par Maud BRUNEL-FONTAINE travaillent ensemble depuis quelques années déjà pour assurer la continuité.

Maud BRUNEL-FONTAINE, Directrice Générale depuis janvier 2016

« Jusqu’à la terminale, je ne savais pas ce que je comptais faire, mais je voulais trouver un métier qui me permette à la fois de faire du relationnel, du management et de la technique. »
Quand elle a évoqué à son père tout ce qu’elle ne voulait pas faire il a dit comme une évidence  « le bâtiment  »

« Il faut savoir que mon père ne parlait jamais de son métier à la maison. Les seuls contacts que j’avais avec l’entreprise étaient les jeux dans les dépôts avec mes cousins quand j’étais petite, les arrêts sur le chemin des vacances pour aller voir tel ou tel chantier ou les manifestations organisées lorsqu’il était président de fédération du Bâtiment. » dit-elle.

Maud a suivi une formation d’ingénieur ESITC, en cinq ans. (Ecole supérieure d'Ingénieure des Travaux de la Construction)
Elle a choisi Caen plutôt que Cachan car cette école proposait une spécialisation en dernière année sur l’immobilier secteur qui l’attirait également.
« A 18ans je me souviens m’être dit : quitte à partir loin je ne suis plus à 2h près. »

Pendant toutes ses études, la reprise de l’entreprise n’était pas dans son esprit. Elle voulait apprendre, découvrir les différents métiers du BTP et trouver sa place, loin de Montbrison.

Elle a fait un stage ouvrier dans les TP, un stage conduite de travaux en bâtiment, un stage en bureau d’études structure, et un projet de fin d’études chez un promoteur immobilier.
Suite à son stage de fin d’études, elle est restée chez ADIM NORMANDIE CENTRE une filiale de Vinci construction France en tant que chargée d’opérations puis dans la cellule de montage immobilier. 

En 2009, Luc  a commencé à aborder le sujet de l’entreprise familiale. A cette époque, Maud venait de commencer dans la vie active.
Fiancée à Samuel Fontaine qu’elle a rencontré en école d’ingénieur, ils ont réfléchi à cette éventualité qui imposait un choix de vie totalement différent.

Samuel était conducteur de travaux chez Sogéa, filiale de Vinci construction France.


Après plusieurs échanges entre nous 3, nous avons accepté de rejoindre l’entreprise tous les 2 à des postes différents.
Nous avons néanmoins demandé à Luc de tenir encore 2 ans car nous voulions tous les deux faire nos armes ailleurs avant de rejoindre l’entreprise. En septembre 2011, Samuel et Maud ont rejoint l’entreprise.
Luc a transmis son expérience et son savoir sur l’étude de prix et chiffrage à Samuel pendant les 2 premières années. Maud a repris des opérations immobilières initiées par Luc qui n’avançaient pas faute de temps du dirigeant.
Elle a mis en place les démarches "qualité" en vue de l'accréditation au COFRAC de la société BEVAC et a travaillé sur plusieurs volets de BRUNEL (démarche et support commerciale, sécurité des salarié, Document Unique etc...) 

Petit à petit, ils sont devenus de plus en plus autonome.

En janvier 2016, Maud reprend officiellement les entreprises et devient Directrice Générale de BRUNEL Synergie, holding des entités (BRUNEL, BP2E, BEVAC et des SOCIETES IMMOBILIERES)

Depuis, le transfert de savoir et de compétences s’opère via une direction commune de Luc et Maud.

Tout comme Luc et Edmond ils partagent le même bureau maintenant.  

Luc BRUNEL, Président Directeur Général - 1984

Luc BRUNEL, Président Directeur Général - 1984

Le parcours professionnel de Luc Brunel est celui d’un homme qui a eu très tôt une aptitude au commandement et qui a toujours baigné dans l’entreprise familiale.
Pour autant, il n’était pas destiné à prendre si vite la suite de son père. 

Lorsque son père s’est présenté aux élections municipales de Savigneux, cette fois en tant que tête de liste, et qu’il s’est installé dans le fauteuil de Maire, en mars 1983, il a proposé à son fils de venir travailler à ses côtés.

Luc exerce alors depuis trois ans, en tant qu'ingénieur chez Nord-France, une entreprise Franco-Belge installée à Paris. Il a débuté au poste de responsable d'études génie civil pour les grands travaux, notamment dans le secteur nucléaire. Puis, au bout de 18 mois, il est devenu responsable travaux qu’il suit pour le compte de collectivités ou pour la RATP. Luc est face à un dilemme. Soit, il poursuit sur sa lancée, ce qui devrait le conduire à faire une carrière d’encadrement dans de grandes entreprises ou des Groupes nationaux, soit, il saute le pas pour rejoindre l’entreprise Savignolaise. 

« mon père était alors à saturation. Il faisait un nombre d’heures incalculables. Malgré cela, il n’y arrivait plus. Il m’a demandé de l’aider.J’ai bien compris que si je ne répondais pas favorablement à ce moment-là, il prendrait ses dispositions pour se dégager de l’entreprise, d’une manière ou d’une autre. J’ai donc hésité, mais finalement pas très longtemps, compte tenu de la situation délicate, intenable pour lui. Il vendait à perte. Il n’avait donc plus d’autre choix que de licencier du personnel et d’arrêter certaines activités, annexes à l’entreprise. Mais cela le rebutait. La crise économique qui durait depuis dix ans l’avait comme démoli. Revenir, c’était pour moi l’aider à sortir son épingle du jeu et donner une nouvelle chance à l’entreprise.
En juillet 1984, j’ai donc pris la décision de démissionner de mon poste à Paris. Nous avions convenu que je me donnais deux ans pour redresser la situation, mais qu’en cas d’échec, je ne m’obstinerai pas au point de m’épuiser
».

Luc vient de faire le choix de l’aventure entrepreneuriale.

Luc va juguler le déclin de l’entreprise Brunel, au terme d’un long processus qui débute par une remise à plat des effectifs de l’entreprise. Il procède à une première vague de licenciements, puis à une seconde. Au total, l’entreprise se sépare de 80 personnes en deux ans, un acte lourd, administrativement, à mettre en place et coûteux financièrement. Edmond Brunel abonde en vendant des terrains et des dépôts. Il fait tout ce qu’il peut pour que le départ forcé de ses salariés se déroule dans des conditions humaines et financières acceptables pour eux.

En deux ans, l’entreprise Brunel passe de 120 personnes à 40.

Cette époque est aussi éprouvante pour Luc qui connaît tout le monde dans l’entreprise et que tout le monde appelle par son prénom. Beaucoup l’ont vu grandir, jouer dans les ateliers et tous ont suivi son parcours. Ils s’attendaient à son arrivée au sein de l’entreprise, mais pas à le voir procéder aux démarches précipitant leur départ. Dès son arrivée, Luc a installé son bureau en face de celui de son père.

« Pendant un an, nous avons travaillé très étroitement», se souvient Edmond Brunel. "On faisait les devis ensemble, ainsi que les visites de chantiers. Puis il a pris plus d’assurance et petit à petit, je lui ai laissé les rênes de l’entreprise. À partir de 1987, j’ai laissé Luc gérer seul et je me suis consacré à la mairie." 


En avril 2001, l’entreprise Brunel déménage pour s’installer rue du Champ de Mars, dans les locaux qu’elle occupe encore aujourd’hui, à Savigneux.

Les anciens locaux dataient du temps de Marius Brunel. Ce déménagement coïncide avec le renouveau de l’entreprise et sa transformation juridique. Brunel Père et fils est devenu Entreprise Brunel. Elle s’est redressée grâce au recentrage de l’activité sur son coeur de métier, à l’augmentation du chiffre d’affaires et de la rentabilité, à une implication formidable des salariés et à une gestion prudente de la masse salariale. Sur ce dernier point, Luc veille à conserver un effectif suffisant pour être un interlocuteur crédible pour obtenir des chantiers importants, mais un effectif maîtrisé, toujours inférieur à 45 personnes.  

Cette rigueur, ajoutée aux nouveaux marchés plus porteurs vers lesquels il s’est orienté, comme la construction des stations d'épurations, a permis à l’entreprise de remonter la pente, petit à petit.
Entre Edmond et Luc Brunel, il existe une autre différence fondamentale.
Le premier a tenté une stratégie de développement interne et d’acquisition, avec le succès que l’on connaît, le second a toujours privilégié le dynamisme interne.
En ce sens, le cheminement d’entrepreneur de Luc ressemble davantage à celle de Marius, son grand père.

Luc s’est donné des perspectives en créant, en 2003,Brunel Environnement et en reprenant, l’année suivante, Planchet Epuration et Bevac, une société qui appartenait à un groupe stéphanois dirigé par Jean-Jacques Rey.

En octobre 2005, Brunel Environnement et Planchet Epuration fusionnent pour donner naissance à BP2E (Brunel Planchet Epuration, Environnement)

Pour Luc, il s’agit de donner une lisibilité commerciale à son activité spécialisée dans la construction de stations d’épuration.
Un secteur qui nécessite un service commercial dédié aux communes, un bureaud’études et une équipe d’installation, de maintenance et d’entretien.

Les huit personnes, dont quatre ingénieurs qui composent l’équipede BP2E sont tous installés dans les locaux de Savigneux.
Cette spécialisation est renforcée par la présence de Bevac, (Bureau,Etude, Verification et Auto Contrôle).
Equipé de matériels de mesures et de prélèvement de l’eau nécessaire à la réalisation de bilans de pollution et de recherche de légionelles, ce bureau d’étude est à même de conseiller et d’installer des systèmes d’auto surveillance.

Edmond BRUNEL, 1949-1987

En 1946, Edmond passe son baccalauréat de philosophie. Il l’obtient sans difficulté et envisage d’entrer l’école des Travaux Publics. Mais sa formation classique l’incite à opter, finalement, pour l’Ecole chez soi d’Eyrolle.
L’établissement se trouve sur le Boulevard Saint-Germain à Paris. Suivre des cours par correspondance lui permet de travailler à mi-temps au sein de l’entreprise.

Pendant un an, Edmond assimile les cours techniques tout en faisant une sorte d’apprentissage. Marius se réjouit de voir que son fils a choisi de lui prêter main-forte. Pour autant, il n’entend pas précipiter son intégration définitive. Il veut tenir le plus longtemps possible, afin de laisser le temps à son fils de terminer sa formation et de faire librement son choix professionnel.

Marius prend contact avec son ami Thinet pour qu’il prenne son fils en stage. Il veut lui permettre d’appréhender un mode d’organisation différent de celui qu’il a mis en place. Edmond accompagnera ainsi, six mois durant, l’un des directeurs des travaux de cette entreprise hiérarchisée qui gère beaucoup de chantiers importants. De retour du régiment Edmond est attendu par son père. Les deux hommes conviennent qu’il terminera sa formation par correspondance, ce qui l’amènera jusqu’au niveau de conducteur de travaux, tout en prenant, progressivement, des responsabilités dans l’entreprise. Il sera, tour à tour, chauffeur, maçon et chef d’équipe.

Le soir, Edmond seconde son père au bureau. Il lui arrive de plus en plus fréquemment de faire les devis. Il initie également un nouveau mode de calcul qui prend en compte le prix de revient, une technique qui n’avait encore jamais été utilisée dans l’entreprise.

Lorsqu’il termine sa formation par correspondance, Edmond intègre l’entreprise à temps plein. Il est désormais le second, celui qui se prépare à prendre la relève.
Pendant la journée, il fait office de chef de chantier. Il récupère son équipe le matin, la conduit, jusqu’au chantier, dans une camionnette bâchée et reste avec elle toute la journée afin de piloter les travaux. Le soir venu, il reste au bureau pour faire les devis et les factures. Les journées débutent vers 6 heures et se terminent rarement avant 20 heures.

En créant, le 7 mars 1950, la SARL Brunel, père et fils, Marius Brunel officialise la place de son fils dans le binôme de direction de l’entreprise et conforte l’assise financière de l’entreprise qui envisage de développer son carnet de commandes.

Au fil du temps, Edmond met son empreinte dans l’entreprise, amorce un virage dans la nature même des chantiers qu’il ramène, mais il veille à ne rien bousculer dans le fonctionnement quotidien afin de ne pas bouleverser une organisation qui a fait la preuve de son efficacité. Il entend moderniser l’entreprise sans la révolutionner.

L’entreprise a connu des hauts et des bas

Dans le développement, lié aux trente glorieuses, comme dans la récession, pour cause de crise économique, l’entrepreneur a maintenu le cap.

Edmond avait reçu l’entreprise en héritage et il tenait, quoi qu’il lui en coûte, à la transmettre après lui.
Promesse tenue.

Il gère son affaire dans la continuité et l’accompagne dans sa croissance en veillant à conserver ce qui a fait sa réputation, c’est -à-dire la qualité du travail fourni, une gestion saine et une taille humaine. 

Marius BRUNEL, 1908-1954

Alors que le nouveau siècle débute et que l’exposition universelle vient de se terminer à Paris, le jeune Marius, ancré dans son Forez natal, décide d’acheter une pelle, une pioche et une brouette. Il a mis dans l’achat de son outil de travail toutes ses économies. Il est décidé à sortir de sa condition d’ouvrier et à tenter sa chance.

Très vite, son dynamisme et son volontariat incitent quelques entreprises du secteur à lui faire confiance. Il effectue pour eux divers travaux de construction.
Sa force, son sérieux et son goût du travail bien fait sont appréciés. Le bouche-à-oreille se met à fonctionner. De nouvelles entreprises et quelques particuliers font appel à lui.

De sorte qu’il arrive à vivre de son travail d’ouvrier indépendant.

Il travaille chaque jour entre douze et treize heures et il accepte tous les chantiers qui se présentent à lui.

Pendant deux ans, il affine ainsi sa pratique professionnelle, il acquiert le sens de l’indépendance et il se fait connaître d’une clientèle qui apprécie le sérieux de son travail.

Marius Brunel, avait le sens de l’effort, le respect du travail manuel et il connaissait la valeur des choses. Autant de qualités qui l’ont aidé à créer, à développer et à transmettre son entreprise, dans un contexte historique difficile.

En 1939, il débute la construction des entrepôts Cherblanc, avec la maison d’habitation, situés Boulevard Carnot.

Entre 1943 et 1944, il s’attaque à l’édification de la salle de basket, financée par M. Cherblanc, qui restera la réalisation principale du fondateur de l’entreprise Brunel.

En tout cas, celle dont il est le plus fier. La structure est en effet en béton armé,ce qui était rare en cette période difficile où il fallait acheter le ciment et les aciers contingentés avec des «bons matériel» délivrés au compte-goutte par la préfecture.

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